Le travail et les industries à Méru

Publié le par Jack GONET

       Alors que la zone industrielle perd de ses activités, depuis quelques décennies, petit rappel de la naissance des » fabriques » méruviennes : celles-ci sont apparues avec l’introduction de la première force motrice, la vapeur. Auparavant les artisans n’avaient que leurs muscles comme moteur de leur activité sauf, un ou deux petits ateliers qui utilisaient l’énergie hydraulique grâce au passage du ru de Méru petit ruisseau né à Lardières qui deviendra plus loin « l’ Esche» en prenant de la vigueur par les nombreuses sources le long de sa vallée, un artisan boutonnier s’installa à Lardières et utilisa le courant du ru  pour faire tourner son tour à découper, puis quelques moulins dans la vallées de l’Esches, voir « Les moulins de la vallée   de l’Esche », texte et lavis d’Anatole Devarenne, (éditions du Thelle)

     La vapeur première force motrice produite par le feu (charbon) sous pression fait tourner un énorme volant d’inertie qui via un ou plusieurs arbres de transmission remplace la force de l’homme, C’est en 1852 que M.M. Fessart et Leblanc tous deux très riches investisseurs s’associent  dans le but de construire, rue Chanzy une usine pour débiter et façonner les matières premières employées par l’industrie de la contrée, notamment le bois des iles, la nacre et l’os, une importante laiterie établie rue d’Andeville s’installera ensuite dans ces locaux.

   M ; Fessart édifia en 1858, rue d’Andeville une usine dont l’importance s’accroissait d’année en année, c’est dans un de ces bâtiments qu’est installé maintenant le musée de la nacre et de la tabletterie. Des petits artisans y louèrent la force pour des travaux de tabletterie, cette usine brûla partiellement plusieurs fois. Les usines dotées de cette force, s’installèrent en suite à Méru quatre jusqu’en 1875, on reconnaissait celles ci par les très hautes de cheminées en briques qui évacuaient bien haut la fumée du charbon.

   L’établissement le plus considérable à Méru fut  une sucrerie fondée en 1868. La perfection de son outillage la plaçait au premier rang des fabriques de ce genre et en faisait même une sucrerie modèle. Moins de cinquante années après le matériel était tellement démodé que l’on ralentissait puis cessait la fabrication du sucre vers 1910

   Trois bascules alimentaient directement la sucrerie, en 1874, elle avait une râperie à Vallangoujard distante de 18 kilomètres qui lui envoyait directement le jus de betterave des cinq bascules  par des tuyaux souterrains.

Le travail et les industries à MéruLe travail et les industries à Méru

Les fonderies de Méru se sont installées sur l’emplacement de cette sucrerie, qui était alimentée en eau, et il en fallait, par un puits appartenant à Agénor Dégremont creusé sur la rive gauche du ru, qui fut vendu ensuite à la ville de Méru dont le service d’eau était insuffisant.

L’industrie de fabrication de boutons de nacre d’os de corozo, un bois, ou plutôt le noyau d’un fruit tropical pris un très grande place dans la région et employa beaucoup d’ouvriers, dans des usines ou le travail était pénible, malsain avec la poussière de nacre que respirait les ouvriers. C’est pour cela disait-on que ne nombreux bistro s’installèrent près de ces fabriques. Un mouvement de grève en 1909 du à une baisse des salaires paralysa le canton pendant trois mois, la mécanisation et la concurrence japonaise en étaient la cause, néanmoins la fabrication continua tant bien que mal, fut presque arrêtée par la guerre les matières premières étant manquante sauf l’os et repris ensuite avec un ralentissement certain jusque dans les années cinquante.

A suivre J.G

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