Culture et loirirs à Méru, suite et fin

Publié le par Jack GONET

Une des plus remarquables fête méruvienne et des plus anciennes : la fête du lundi de Pâques, elle débuta aux environs des années 1855, et perdura jusqu’en l’an 2000, avec des arrêts pendant les deux dernières guerres et aussi par manque de volonté des municipalités ou des sociétés locales ou par défaut de financement. Ces fêtes, car elles duraient trois jours samedi, dimanche et surtout le lundi, la journée phare. Une très riche cavalcade avec des chars construits par les sociétés locales, des musiques locales et régionales et quelques célèbres comme le bagad de Lann Bihoué, suivi à partir de 1905 d’un lâcher de ballon gonflé d’abord au gaz de ville fabriqué à Méru, le même qui alimentait l’éclairage des rues et les réchauds dans les foyers. Ensuite après la fermeture de l’usine à gaz, par de l’hydrogène plus dynamique mais plus chère. Le départ avait depuis la place du jeu de Paume, de la place de l’église une foi de la place de la gare, piloté par Charles Dolfus. Cette attraction fut alors suspendue jusqu’en 1980, le départ se faisait sur l’espace devant la salle Charles de Gaule, le dernier termina son périple près de Lille et heurta une ligne haute tension et s’enflamma sans blessés graves. Des tentatives pour remplacer le ballon par une montgolfière échouèrent à cause de mauvaises conditions météo. Bal de nuits les dimanches et lundi, manifestations sportives. Le tout financé pendant longtemps par une tombola dont le premier lot fut au meilleur moment une voiture automobile, voir deux une certaine année. Existaient aussi dans notre cité des bals de nuits très régulièrement dans la salle de l’hôtel du centre et après sa fermeture dans une tente place du jeu de Paume, et aussi des galas de boxe et de catch organisés par le club de boxe local, D’autres fêtes ont eu lieu, la fête de la musique, idée géniale de Jack Lang, la première fut mise en place par la MJC sur la place du 14 juillet, pas encore ouverte, à l’origine, c’était rassembler des musiciens amateurs ou professionnels, pour jouer ensemble, elle fut vite détournée de sa vocation et est devenue simple spectacle avec quelques incidents dus à des perturbateurs innocents. Et puis, la vie associative fut découragée par certains élus, la voiture, la télévision et autres gadgets tout nouveau et d’accès faciles firent de Méru une ville oublieuse des traditions. C’était mieux avant.

J.Gonet

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