Le regretté Hopital de Méru

Publié le par Jack GONET

Avant il y avait un hôpital à Méru, c’était bien, un bel hôpital encore debout mais abandonné et promis à la démolition ou à un autre usage. On pouvait lire dans le journal de Méru de janvier 1934, un numéro spécial hôpital de Méru, « Les hospices civils de Méru qui ont remplacé l’ancien hospice comportent actuellement un hôpital, une maternité un hospice et une maison de retraite. L’hôpital se subdivise en deux grands services : le service de chirurgie et le service de médecine.

Chirurgie : puisque la commission administrative abandonnant le projet primitif d’un hôpital de premier secours avait décidé de créer un hôpital aussi parfait que possible, il importait que le service chirurgical soit installé et outillé d’une façon irréprochable.

En effet il n’importe pas seulement de faire beaucoup d’opérations, il importe surtout que chacune des opérations effectuées avec le maximum de garantie, soit une opération réussie ne donnant lieu, pour l’opéré, à aucune suite fâcheuse. De plus, étant donné qu’au lieu de transférer les malades dans un centre plus important, ces malades doivent êtres opérés sur place, il fallait envisager la possibilité de pratiquer, à l’hôpital de Méru, toutes les opérations et de faire, de cet établissement, un centre chirurgical important. »

Ce qui fut fait, de même que les autres services de l’établissement, au cours des années des modernisations furent effectuées, après la dernière guerre un riche voisin de Sandricourt M. Goëlet fit venir des Etats Unis une salle d’opération ultra moderne qu’il offrit aux habitants du canton, c’était mieux avant !

Les communes avoisinantes tinrent à marquer tout l’intérêt qu’elles portaient à cette réalisation en votant des subventions, et, par suite de généreux donateurs n’hésitèrent pas apporter leur aide financière et les noms de Gilles, Benoist, Commecy, Hameau et Cargne donnés aux différents pavillons des établissements hospitaliers, c’était bien mieux avant !

L’auteur de cet article, Max Dumas directeur de l’établissement conclut :

«Comme on le voit par ce bref exposé, les Hospices de Méru constituent donc une formation hospitalière aussi complète que possible. Le matériel, l’installation et l’aménagement intérieur ont été réalisés de manière à faire de l’établissement un hôpital vraiment moderne, et c’est pourquoi pour assurer la continuité des services, pour que les malades puissent trouver à chaque instant des soins éclairés, l’administration s’est attaché un interne. De cette façon le malade ne reste pas des heures à l'hôpital sans qu’un examen sérieux soit effectué et que l’on puisse juger si le médecin chef ou le chirurgien doit être appelé en urgence.

D’autre part, afin que tous les habitants de la région, même ceux se trouvant dans les communes les plus éloignées, puissent bénéficier des services de l’hôpital, une ambulance rapide est mise à la disposition des malades. »

On se prend à rêver à la lecture de ce document. C’était beaucoup mieux avant, en 1967 , lors de la catastrophe de l’usine Rochel, l’hôpital de Méru s’est montré à la hauteur pou recevoir et donner les premiers soins aux brûlés

Jack GONET

Le regretté Hopital de Méru
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