Quand les méruviens faisaient de la musique

Publié le par Jack GONET

Dans notre Méru d’avant et dans le canton, la pratique de la musique, en groupe (clique, fanfare, harmonie) était un loisir courant et avait l’agrément de toute notre population laborieuse. Petit retour en arrière dans le temps :

La première société musicale méruvienne fut la Fanfare municipale, fondée en 1854 vingt quatre années après la fanfare d’Andeville, et peu après celles d’Amblainville, celle de Sainte Geneviève et de Laboissière. On l’appelait aussi « la droite » pour la distinguer de « la gauche » la deuxième fanfare fondée en 1873 sous le titre de fanfare des sapeurs pompiers.

Les deux sociétés ne changèrent que plus tard l’inscription sur leur bannière, l’inscription première s’entend. La première société n’était plus municipale et la seconde n’était plus celle des sapeurs pompiers.

La collaboration des musiciens avec les pompiers fut courte. La compagnie de sapeurs, 60 hommes armés, succédant à la garde nationale dans les cérémonies officielles ou privées, voulut un jour se faire accompagner par les musiciens dans les sorties mensuelles et dans les concours. C’était trop demander. Les musiciens qui renforçaient à l’occasion la clique des tambours et clairons, reprirent leur indépendance.

En 1891, la gauche devint l’Harmonie et, en 1907, la fanfare prit le titre d’Union musicale.

En 1913, un vent d’union souffla sur les musiciens de Méru et, aussitôt après la guerre, en 1919, les deux sociétés ne demandèrent qu’à fusionner, aussitôt après leur réorganisation.

M. Pénable, cor solo à l’Opéra, qui dirigeait plusieurs sociétés depuis 1905 prit sa retraite à Méru et sa présence facilita l’union désirée par tous.

L’Union musicale et l’Harmonie ne formèrent plus qu’une société en décembre 1919, sous le titre d’Union musicale-Harmonie.

Depuis, tous les musiciens de Méru, ne firent plus qu’une seule famille jusqu’en 1959 ou l’Harmonie – Union musicale disparue.

D’autres sociétés plus ou moins éphémères ont existé et participèrent à l’inauguration de kiosque à musique de la place du jeu de Paume : les trompettes de cavalerie de M. Cotelle fabricant de boutons rue Louis-Blanc, La Symphonie que dirigèrent MM Taboureur et Firmin Blay, la société des trompes de chasse, la clique du Patronage St Lucien qu’aimait si bien Bebert Vattier.

Le kiosque à musique mis du temps à voir le jour, il en fut question dès 1904, c’était un désir unanime, mais il fallait trouver l’argent pour l’édifie0.r M. Gilquin père responsable au combien compétent du parc municipal proposa que le pavillon soit édifié dans le parc, mais le parc était trop loin pour aller y écouter des concerts le soir. Les années passèrent. En 1919 M. Pénable donc, vint s’installer dans notre ville et participa à la vie musicale de notre citée, du coup l’idée du kiosque prit corps et M.Damville fit plusieurs propositions, mais il fallait trouver les fonds, l’union des mutilés affecta le produit d’une collecte à l’œuvre, l’Union musicale–Harmonie donna, sous la direction de M. Pénable plusieurs représentations, une souscription publique et une subvention grossirent la caisse.

En 1923 l’architecte Daboval présenta un plan primé à un concours de l’école des beaux-arts, en juillet celui-ci avec la complicité du journal de Méru fit annoncer l’inauguration pour le 30 septembre suivant.

La première inauguration eut lieu à la date et heure fixées, M.Pénable qui mourut deux mois plus tard assistait à cette cérémonie. Il faut signaler la générosité des entrepreneurs, Antony Bernard (charpente et menuiserie), M.Marquant (maçonnerie), M. Villoteau (couverture), M.Veyssière (peinture) M. Thibault ( fers serrurerie) « Force et lumière » pour l’électricité.

Hélas en 1989 le bâtiment fut détruit pour laisser la place a !…un cirque qui le pulvérisa i ainsi que quelque arbres magnifiques pour installer le chapiteau.

Pour autant la musique était encore plus au moins vaillante à Méru, le jour de la libération de Méru la Ronflante fut reconstituée et défila dans les artères de la cité, le soir un bal fut improvisé avec les musiciens qui sortirent leurs instruments réduits au silence pendant quatre ans.

L’Harmonie, la lyre méruvienne, longtemps dirigée par M. Deboffe, s’éteignit, puis la fanfare, les pompiers récupérèrent les instruments mais rien ne fut reconstitué, on faisait appel aux sociétés voisines pour les cérémonies. Vint l’ère de du rock and roll et de la pop musique, plusieurs groupes se constituèrent sans suite

La M.J.C créa une école de musique en commençant par le flûte à bec pour perpétuer une activité dans une école primaire de Méru, puis ce fut le guitare, le piano et bien d’autres disciplines , un orchestre se constitua sous la baguette d’Alain Léonard, puis celui-ci cessa son activité après la condamnation de la MJC par la municipalité. Sous les mandats Vadepied plusieurs concerts de l’orchestre de chambre de Bernard Thomas fut donnés dans l’église St Lucien qui accueillirent un public nombreux et enthousiasme, la M.JC. proposa aussi des concerts de qualité, Pierre Vassiliu, Jean Roger Caussimon, une semaine de musique indo-américaine, avec entre autre le groupe Quilapaiun, un festival rock de Picardie. Tout cela est au ralenti actuellement, un studio d’enregistrement accueille les candidats musiciens plusieurs fois par semaine, la musique est en boite maintenant avec une qualité discutable, les disques vinyle ont cédé la place aux cassette, puis aux CD, ceux ci en voie d’extinction, furent remplacés par le format MP3, ces nouveautés toujours au détriment de la qualité d’audition. C’était mieux avant.

Jack Gonet

Quand les méruviens faisaient de la musique
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