Ii y a presque cinquante ans LE SINISTRE ROCHEL

Publié le par Jack GONET

Ii y a presque cinquante ans LE SINISTRE ROCHEL
Ii y a presque cinquante ans LE SINISTRE ROCHEL
Ii y a presque cinquante ans LE SINISTRE ROCHEL

Méru, 11 mai 1967, le matin à l’heure du petit déjeuner, une énorme fumée monte au ciel, très dense et noire, au sud de la ville. Aussitôt on entend les klaxons des pompiers et les sirènes de la gendarmerie et des ambulances.

Une explosion suivie d’un incendie vient de se déclarer dans la zone industrielle très active à cette époque. C’est l’usine Rochel qui est en feu, cette petite entreprise est spécialisée dans l’embouteillage de produits de beauté, mais aussi dans le remplissage de bombes de peinture. Le gaz propulsif est du propane, le moins cher pour cet emploi, c’est ce gaz qui a activé l’incendie. Dans cette usine on emploi des jeunes de moins de dix huit ans, pour éviter de tacher les vêtements il est distribué des sacs poubelles en plastique qui fond très vite et colle à la peau.

La ville et le préfet se mobilisent, les docteurs de Méru viennent participer à l’hôpital pour donner les premiers soins Des voitures particulières se mobilisent pour transporter les brûlés dans des centres spécialisés, un hélicoptère de la sécurité civile transporte les brûlés les plus atteints à Lille, ou a Lyon..

Que s’est-il passé pour générer un tel sinistre ? Il semblerait qu’une fuite de gaz propane dans l’enceinte du bâtiment soit à l’origine du feu, d’ailleurs un courageux ouvrier a, au péril de sa vie été fermer la vanne de la citerne ou le gaz était stocké.

Et après qui est responsable, Il semble qu’après la visite des décombres l’installation n’était pas aux normes, la presse a publié de nombreux témoignages, plus ou moins convenables. Et les victimes ? Elles auraient été convenablement soignées, mais aucune chirurgie réparatrice, les experts n’ont accordé aucun dédommagement. Leurs conclusions : les cicatrices des brûlures ne donnent pas lieu à des dédommagements, celles-ci ne sont pas une entrave pour travailler ! Simone de Beauvoir est venue visiter les filles et a publié un excellent papier sur cet accident. Des syndicalistes ont formé un comité avec pour but de collecter des dons pour les rescapés de ce sinistre, mais alors que la municipalité avait fait de même, ils ont refusé de grouper ces dons, pour être maître de la distribution de cet argent.

Une atroce épreuve pour tous les victimes, certaines ont été non pas brûlées, mais traumatisées pour longtemps. L’usine fut démantelé mais reconstruite ailleurs, la direction craignant de ne pas retrouver de main d’œuvre dans la région.

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