L 'AMI CLAUDE SANTELLI

Publié le par Jack GONET

Mon père et moi avons fait la connaissance de Claude Santelli, presque par hasard: un journal régional qui employait mon père comme correspondant local lui avait demandé de faire un petit papier sur des personnalités de la RTF. Les Santelli s’étaient installés à la campagne dans une ancienne ferme à Esches, après avoir prus rendez-vous nous avons été très bien accueillis par ce couple sympathique, mon père prenait des notes, je faisais les photos.
   De formation universitaire, Claude Santelli fut même un temps professeur à l’alliance française. Passionné par le théâtre, dès 1954 il adapte le fantôme de Plaute pour la compagnie Fabbri, puis pour elle, il écrit la famille Arlequin, histoire de comédia del’arte, qui connaît un immense succès, puis plus tard le hasard et la nécessité le conduise à la télévision. Il arrive avec une vision complètement théâtrale et un goût passionné pour les comédiens .
   C’est ainsi qu’il produit le « théâtre de la jeunesse » (1961), puis aussi « livre mon ami » (1958-1968). Pendant ce temps il participe  aussi aux activités culturelles de son village, à la fête de La Lande, il offre un livre à tous les enfants de la commune pour Noël.
   A la suite de cette première rencontre, mon père a eu beaucoup de contacts et ils devinrent amis. Ainsi un tournage d’Ésope devait avoir lieu à la Lande, un photographe de plateau leur manquait, c’était un lundi, j’étais disponible et je me rendit sur les lieux et j’eus la mission de photographier Michel Bouquet très maquillé et Marie Latour. J’opérais, et le soir je portais les photos à toute l’équipe installée à l’auberge de l’union.
   Un peu plus tard, invité, il était venu à l’inauguration de la bibliothèque républicaine restaurée par des membres de l’AAEM avec un vieux fond de livres poussiéreux et la participation du biblio-bus de Beauvais. Il avait ainsi rencontré des méruviens qui animaient la vie culturelle accessible à tous. À l’époque ou il se mis derrière une caméra pour mettre en images les contes de Maupassant le tournage avait lieu « in situ » dans le pays Cauchois, il mettait souvent un passage de fanfare, son épouse Olympe, adorait ces musiques, et elle en fit part à mon père lors d’une rencontre. Alors, il lui proposa de faire venir à Esches pour une aubade le premier janvier,  la fanfare des enfants d’Andeville, la fanfare était dirigé par Emile Petit, un personnage  atypique, employé aux « ponts et chaussées » de Méru mais aussi passionné par la musique. Claude Santelli fut admiratif de cet homme pour son engagement pour la musique populaire ils devinrent très amis, le réalisateur en tourne  un film en 1974 « Milo mon ami » (et non Milo mon amour comme on peut le lire sur le net). Un film d’une réalité bouleversante qui connu un franc succès.
  Une soirée est consacrée plus tard par la M.J.C pour la projection de ce film avec la présence du réalisateur, le contact est pris avec les méruviens et Claude Santelli s’investira dans la culture dans le chef lieu, c’est ainsi qu’il suivi avec attention la création de Méru Cinéma, un avec la création d’un ensemble doté de deux salles et qui prit comme nom « le domino » un hommage aux tabletiers de la région,  le chemin d’accès fut baptisée rue François Truffaut. Claude Santelli était présent a l’inauguration et rendit un hommage à ce dernier. Un film en première exclusivité « Masque » de Claude Chabrol  fut projeté en la présence de l’acteur principal Philppe Noiret.
       Bien connu des méruviens, il s’était fait de nombreux amis, il nous a quitté en décembre 2001, victime d’un accident pendant le tournage de la flûte enchantée. Après des obsèques  à l’église de la Madeleine, il fit inhumé dans le cimetière d’Esches auprès de son épouse Olympe.  
    
  

Claude Santelli au cours d'un tournage à Andeville (photo de presse)

Claude Santelli au cours d'un tournage à Andeville (photo de presse)

La fanfare des enfants d'Andeville avec Milo Petit chez les Santelli à Esches

La fanfare des enfants d'Andeville avec Milo Petit chez les Santelli à Esches

Au cours d'une reception à Esches, on reconnait François Chaumette

Au cours d'une reception à Esches, on reconnait François Chaumette

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