Article publié depuis Overblog

Publié par Jack GONET

      Dans cette nouvelle série, je vous propose les portraits  de méruviens , qui par leur action et leur engagement citoyens ont laissé un bon souvenir mérité                       

  Antony BERNARD

 

 

 

           Le premier souvenir que j’ai d’Antony Bernard, c’est celui d’un homme de rigueur, de fière allure dans son uniforme de capitaine pompier, menant tambour battant la lutte contre un immense incendie de paille dans le hangar des Ets Meniel, rue Baudier. Faisant preuve d’une grande compétence il était intransigeant avec tous ceux qui combattaient le feu. Mon, père qui sous ses ordres était mécanicien, me l’avait fait connaître, j’en étais admiratif. Je devins la mascotte de la compagnie, pendant ce sinistre je faisais la liaison à vélo entre le lieu du feu et la moto pompe qui s’alimentait au ru, juste en face du chantier du capitaine.

           Car le capitaine Bernard, dans le civil, était maître charpentier et dirigeait avec autant de compétence une équipe de compagnons. Après avoir pris la succession de son père, auvergnat de souche, «  escalioteur » qui créa le « chantier » mais aussi le quartier de la rue Bellet, et décida du sort de la rue Louis Blanc.

            En septembre 1939, ordre de mobilisation générale, en bon militaire, il avait gagné ses galons de capitaine comme artilleur pendant la grande guerre, il est déjà sous les drapeaux, il est fait prisonnier en mai 1940. C’est Henri Marquant qui le remplace à la tête de la compagnie avec le grade de sous lieutenant. Le 5 août 1941, il est libéré et reprend le commandement du centre de secours. Pendant l’occupation, plusieurs grands sinistres: l’industrie méruvienne, la ferme Duchatel, le bâtiment Menièl. Le 2 Juin 1944, appel général à tous les corps disponibles, la ville de Rouen à été bombardée, elle est ravagée par le feu, les pompiers de Méru iront participer à la lutte, avec comme véhicule la camionnette de travail du capitaine, seul moyen de transport pour le centre de Mèru.

          1953, élections municipales, Antony Bernard succède à Marcel Coquet, Voici ce qu’écrit Léon Collier dans le journal local:

            Ainsi comme couronnement d’une campagne électorale, bizarre et curieuse, au cours de laquelle les trois listes de 23 en présence, ne comptaient dans le chef lieu de canton rouge, aucun candidat se réclamant de l’étiquette socialiste, une seule citoyenne osant se dire du parti communiste, une M.R.P., un radical indépendant et un R.P.F., comme épilogue à cette bataille pacifique et relativement courtoise dans la presse, arrive à l’hôtel de Ville, entouré d’une escorte indépendante, un maire qui ne cacha pas, au contraire sa sympathie pour l régime du Maréchal Pétain.

            Jamais on n’eut osé entrevoir une telle éventualité, Jadis. C’est qu’il y a eu, ces dernières années, une municipalité tapageuse, l’exode, la pagaille, le pillage et l’armistice, dont dirent beaucoup de mal surtout les résistants du mois de Septembre.

          Vieux méruvien, aimant sa petite ville, M. Bernard peut remplir des belles pages d’histoire locale, et c’est sans doute ce que ses administrés, qui boudent à sa formation politique attendrons de lui. Au fond, on le croit plus socialisant que certains prétendants à la cocarde rouge, on lui doit une grande part de la construction du kiosque et ses prédécesseurs n’ont pas tous été à sa taille...

               Très honnête, Antony Bernard, dés son élection a démissionné de son poste de capitaine du centre de secours, il ne voulait pas porter deux casquettes. Son mandat terminé, malgré un incident de parcours: en 1954, il démissionne, suivit de tout le conseil, puis reprend ses fonctions quelques semaines plus tard. Il ne sollicitera pas de second mandat. Il tire sa révérence aux électeurs de la plus élégante façon, après avoir rappelé, très sommairement, les grandes lignes du travail accompli sous sa présidence et souvent sous son impulsion. 

                     Comme charpentier, on lui doit, à Méru la construction du kiosque à musique de la place du jeu de Paume que son successeur, Maurice César fit démolir pour laisser  la place libre au montage d’un cirque, absurdité que les vieux méruviens ne lui pardonnèrent pas, d’autant plus qu’Antony Bernard proposa de le démonter bénévolement et de le remonter au parc de la ville, mais le temps pressait, le cirque arrivait. Avec ses compagnons, il redressa de nombreux clochers de la région et les charpentes qu’il construisait étaient des « chefs d’oeuvre »

              Antony Bernard était peut être un « épicurien » sans le savoir, il avait le goût du beau, du plaisir, il aimait les bonnes tables, les bons vins, et admirait les jolies femmes, qu’il complimentait avec grâce, tout cela avec une élégance d’aristocrate qu’il n’était pas. Il a légué ses biens à la ligue de recherche sur le cancer, ll a fait don à la ville et particulièrement aux « boulistes » du terrain face à son établissement, pour y faire un square, là ou étaient a vieillir, des troncs d’arbres d’essence noble, chêne, hêtres, charmes et autres destinés dans l’avenir à devenir des belles pièces de menuiserie ou de charpente.

              Il a laissé à tous ceux qu’il l’on connut le souvenir d’une personnalité qui à marqué la vie méruvienne.

 

                                                                             

                       

  Antony BERNARD

 

 

 

           Le premier souvenir que j’ai d’Antony Bernard, c’est celui d’un homme de rigueur, de fière allure dans son uniforme de capitaine pompier, menant tambour battant la lutte contre un immense incendie de paille dans le hangar des Ets Meniel, rue Baudier. Faisant preuve d’une grande compétence il était intransigeant avec tous ceux qui combattaient le feu. Mon, père qui sous ses ordres était mécanicien, me l’avait fait connaître, j’en étais admiratif. Je devins la mascotte de la compagnie, pendant ce sinistre je faisais la liaison à vélo entre le lieu du feu et la moto pompe qui s’alimentait au ru, juste en face du chantier du capitaine.

           Car le capitaine Bernard, dans le civil, était maître charpentier et dirigeait avec autant de compétence une équipe de compagnons. Après avoir pris la succession de son père, auvergnat de souche, «  escalioteur » qui créa le « chantier » mais aussi le quartier de la rue Bellet, et décida du sort de la rue Louis Blanc.

            En septembre 1939, ordre de mobilisation générale, en bon militaire, il avait gagné ses galons de capitaine comme artilleur pendant la grande guerre, il est déjà sous les drapeaux, il est fait prisonnier en mai 1940. C’est Henri Marquant qui le remplace à la tête de la compagnie avec le grade de sous lieutenant. Le 5 août 1941, il est libéré et reprend le commandement du centre de secours. Pendant l’occupation, plusieurs grands sinistres: l’industrie méruvienne, la ferme Duchatel, le bâtiment Menièl. Le 2 Juin 1944, appel général à tous les corps disponibles, la ville de Rouen à été bombardée, elle est ravagée par le feu, les pompiers de Méru iront participer à la lutte, avec comme véhicule la camionnette de travail du capitaine, seul moyen de transport pour le centre de Mèru.

          1953, élections municipales, Antony Bernard succède à Marcel Coquet, Voici ce qu’écrit Léon Collier dans le journal local:

            Ainsi comme couronnement d’une campagne électorale, bizarre et curieuse, au cours de laquelle les trois listes de 23 en présence, ne comptaient dans le chef lieu de canton rouge, aucun candidat se réclamant de l’étiquette socialiste, une seule citoyenne osant se dire du parti communiste, une M.R.P., un radical indépendant et un R.P.F., comme épilogue à cette bataille pacifique et relativement courtoise dans la presse, arrive à l’hôtel de Ville, entouré d’une escorte indépendante, un maire qui ne cacha pas, au contraire sa sympathie pour l régime du Maréchal Pétain.

            Jamais on n’eut osé entrevoir une telle éventualité, Jadis. C’est qu’il y a eu, ces dernières années, une municipalité tapageuse, l’exode, la pagaille, le pillage et l’armistice, dont dirent beaucoup de mal surtout les résistants du mois de Septembre.

          Vieux méruvien, aimant sa petite ville, M. Bernard peut remplir des belles pages d’histoire locale, et c’est sans doute ce que ses administrés, qui boudent à sa formation politique attendrons de lui. Au fond, on le croit plus socialisant que certains prétendants à la cocarde rouge, on lui doit une grande part de la construction du kiosque et ses prédécesseurs n’ont pas tous été à sa taille...

               Très honnête, Antony Bernard, dés son élection a démissionné de son poste de capitaine du centre de secours, il ne voulait pas porter deux casquettes. Son mandat terminé, malgré un incident de parcours: en 1954, il démissionne, suivit de tout le conseil, puis reprend ses fonctions quelques semaines plus tard. Il ne sollicitera pas de second mandat. Il tire sa révérence aux électeurs de la plus élégante façon, après avoir rappelé, très sommairement, les grandes lignes du travail accompli sous sa présidence et souvent sous son impulsion. 

                     Comme charpentier, on lui doit, à Méru la construction du kiosque à musique de la place du jeu de Paume que son successeur, Maurice César fit démolir pour laisser  la place libre au montage d’un cirque, absurdité que les vieux méruviens ne lui pardonnèrent pas, d’autant plus qu’Antony Bernard proposa de le démonter bénévolement et de le remonter au parc de la ville, mais le temps pressait, le cirque arrivait. Avec ses compagnons, il redressa de nombreux clochers de la région et les charpentes qu’il construisait étaient des « chefs d’oeuvre »

              Antony Bernard était peut être un « épicurien » sans le savoir, il avait le goût du beau, du plaisir, il aimait les bonnes tables, les bons vins, et admirait les jolies femmes, qu’il complimentait avec grâce, tout cela avec une élégance d’aristocrate qu’il n’était pas. Il a légué ses biens à la ligue de recherche sur le cancer, ll a fait don à la ville et particulièrement aux « boulistes » du terrain face à son établissement, pour y faire un square, là ou étaient a vieillir, des troncs d’arbres d’essence noble, chêne, hêtres, charmes et autres destinés dans l’avenir à devenir des belles pièces de menuiserie ou de charpente.

              Il a laissé à tous ceux qu’il l’on connut le souvenir d’une personnalité qui à marqué la vie méruvienne.

 

                                                                              

le capitaine Bernard en compagnie d'un superieur présentant une antique moto pompe en fin de carrière,au feu lors d'un fort feu de paille, photo de la compagnie prise dans de chantier d'A.Bernard qui était charpentier dans le civil.
le capitaine Bernard en compagnie d'un superieur présentant une antique moto pompe en fin de carrière,au feu lors d'un fort feu de paille, photo de la compagnie prise dans de chantier d'A.Bernard qui était charpentier dans le civil.
le capitaine Bernard en compagnie d'un superieur présentant une antique moto pompe en fin de carrière,au feu lors d'un fort feu de paille, photo de la compagnie prise dans de chantier d'A.Bernard qui était charpentier dans le civil.

le capitaine Bernard en compagnie d'un superieur présentant une antique moto pompe en fin de carrière,au feu lors d'un fort feu de paille, photo de la compagnie prise dans de chantier d'A.Bernard qui était charpentier dans le civil.

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