L'activité industrielle à Méru (suite)

Publié le par Jack GONET

En 1955 après un mandat sans histoire, Anthony Bernard maire pendant un an laisse la place à Maurice CESAR, étiquette SFIO à qui l’on doit la mise en place d’une importante zone industrielle, tant mieux, mais aussi d’une ZAC, tant pis, et d’un quartier HLM, tant pis., La zone industrielle très active met fin à la dégénérescence des activités industrielles et met fin en partie au chômage et à l’exode quotidien des travailleurs vers la région parisienne. Des grandes enseignes s’implantent, Allibert qui deviendra Faurecia, Auxillec qui deviendra Thalés et qui est encore en activité Cressensac, Nathan, Rochel, au destin malheureux, ESAB, MGE et bien d’autres moins importantes. Pendant vingt deux ans la ville change beaucoup, en 1967 une explosion suivie d’un incendie violent détruit l’usine Rochel ou l’on fabriquait des aérosols de peinture, le gaz propulseur utilisé était du propane moins cher que le fréon. La main d’œuvre était composée de jeunes garçons et filles dont beaucoup furent brûlés et traumatisés. Il s’en suivi une mobilisation des méruviens, un comité de soutien fut mis en place, mené par des syndicalistes et des militants ouvriers et des individuels. Un tel soulèvement de la population n’avait pas eu une telle ampleur depuis la libération.

On est encore dans les trente glorieuses, c’était mieux, Esab qui fabriquait des électrodes de soudage ferme, d’autres procédés ayant la préférence pour des méthodes d’assemblages plus modernes. Allibert (Faurecia) prend la place pour créer un centre de recherche pour une plasturgie de l’avenir, les employés sont tous des techniciens supérieurs on y embauche peu de méruviens. Nathan ferme aussi une autre activité prend la place on y embauche aussi peu, MGE et Cressensac ferment aussi, la zone industrielle devient triste et peu active, c’était mieux avant !

Rochel en flamme

Rochel en flamme

l'usine Creyssensac fin de construction.

l'usine Creyssensac fin de construction.

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